Rubrique en travaux.

Les œuvres sont à peu près classées dans l'ordre de la Galerie.

 

 

Chartres Nord, gouache, encadré : 47 x 47 cm

 

La raison de ce titre est que vous avez ici une représentation de la rosace Nord de la cathédrale de Chartres.

 

J'ai souhaité la reproduire, d'une part car elle me rappelle ce que j'ai ressenti toutes les fois où il m'a été possible de la contempler en vrai, et d'autre part parce que j'ai pu me servir des principaux tracés régulateurs présentés par Stéphane Cardinaux dans son ouvrage Géométries sacrées, tome 2.

Au commencement de cette œuvre, il y a donc un immense travail de géométrie. Tous les éléments sont en relation les uns avec les autres, il n'y a aucun hasard quant à leur épaisseur ou disposition. Ceci génère une réelle harmonie.

 

Puis j'ai recherché une écriture de la même époque à peu près que la construction de cette rosace (vers 1233 selon l'ouvrage de Painton Cowen, Roses médiévales). J'ai donc choisi une gothique textura prescissus du milieu du XIIIe siècle.

 

Il restait à trouver le texte, repéré également dans l'ouvrage Roses médiévales et qui me plaît énormément. Le voici :

 

- Par où commencer ?

- Il n'y a pas de commencement. Prenez comme vous arrivez, arrêtez-vous à ce qui vous séduit d'abord. Et travaillez. Vous entrerez petit à petit dans l'unité. La méthode naîtra des proportions de l'intérêt ; les éléments que votre regard sépare, dans leur premier aspect, pour les analyser, vont s'unir et composer le tout. 

  Dans le doux exil du travail, on apprend d'abord la patience qui elle-même nous enseigne l'énergie, et celle-ci nous donne la jeunesse éternelle, faite de recueillement et d'enthousiasme. De là on peut voir et comprendre la vie, la vie délicieuse que nous dénaturons par les artifices de notre esprit peu aéré, entourés pourtant que nous sommes des chefs-d'œuvre de la nature et de l'art ; mais nous ne les comprenons plus, oisifs en dépit de notre agitation, aveugles environnés de splendeurs.

Si nous parvenions à comprendre l'art gothique, nous serions irrésistiblement ramenés à la vérité.

 

Auguste Rodin, Les Cathédrales de France.

 

 

 

 

 

Treille, gouache et poudre de bronze, 19.6 x 19.6 cm et encadré : 39.5 x 39.5 cm

 

Pour cette réalisation, je me suis inspirée du fol. 13v des Evangiles et praxapostolos grecs du XIIe siècle. Il est possible de l'admirer dans le livre Les plus belles Bibles aux éditions Taschen, 2008, soit à la page 254, soit au dos de l'ouvrage.

 

J'ai été inspirée par le côté floral, géométrique et foisonnant de l'ensemble. J'ai également souhaité composer quelque chose qui se rapproche du mandala en complétant la moitié de l'arche présente sur le manuscrit d'origine.

 

 

 

 

 

Géante rouge, gouache et petits cabochons, encadré : 45 x 45 cm

 

Un texte enroulé en spirale compose le soleil ; la couronne solaire est formée par divers traits de plume. L'écriture est une gothique bâtarde.

 

Deux poèmes coréens s'enroulent donc en partant du centre. Il est possible de les retrouver dans un petit recueil de toute beauté : Les mille monts de lune, poèmes de Corée, présentés par Charles Juliet et illustré des calligraphies de Bang Hai Ja, chez Albin Michel.

 

 

 

 

 

Le disque du fantôme, gouache et papiers, 20.7 x 20.7 cm

 

Il y a quelques années, j'ai souhaité proposer ce travail dans le cadre d'un cours.

En plus d'apporter une matière différente avec les papiers d'encadrement de couleurs vives, j'ai proposé un travail de précision car un fond rose a été peint dans la zone de texte, après calligraphie. 

Notez que le rose ne touche pas les lettres, ceci afin d'offrir un exercice de régularité (le pourtour blanc de la lettre devant être d'une épaisseur régulière). Quelques touches de jaune viennent faire vibrer le blanc du pourtour.

 

L'écriture est une foundational hand ou caroline moderne

 

Le texte est un poème que j'ai écrit au sujet d'un fantôme, d'où le titre.

 

 

 

 

 

Fibule gallo-romaine, gouache et cabochons, 19.4 x 19.4 cm

 

A nouveau nous avons ici un cas de géométrie sacrée que j'ai trouvé dans le tome 2 du livre "Géométries sacrées" de Stéphane Cardinaux. Je me suis amusée à refaire la forme à l'aide des tracés régulateurs.

Puis j'ai choisi le texte et les couleurs. L'écriture est mérovingienne et nous pouvons lire quelques mots clés d'une citation touareg. Voici la citation :

L'arbre du silence porte les fruits de la paix.

 

 

 

 

 

Mandala indou, gouache, 16.8 x 16.8 cm

 

Pour ce travail, je me suis inspirée d'une photo trouvée sur Internet. Celle-ci avait très probablement été prise dans un temple indou et représentait un mandala quasiment identique à celui-ci.

Les quelques différences résident principalement dans le choix des teintes. Là où le rouge était uniforme, j'ai choisi de composer plusieurs petites variations afin de faire vibrer la couleur ; j'ai également ajouté le léger dégradé de jaune au milieu. 

Quant à l'écriture qui entoure le motif, il s'agit du mot amour répété en gothique textura prescissus. Il s'agissait pour moi de me rapprocher de l'effet visuel des petits bâtonnets blancs présents sur le mandala original, sans oublier d'apporter un petit peu de calligraphie dans ce travail. 

Le choix du mot est important. Puisque l'une de mes aspirations est d'aller vers la création d'œuvres vibrantes, j'ai choisi le mot le plus adapté dans ce sens.

 

 

 


 

Les Heures de Marguerite d'Orléans, fol 4v, gouache, environ 35 x 22 cm

 

Voici une reproduction de page intégrale. Les dimensions sont plus grandes que celles de l'original et quelques éléments sont "redressés".

 

Comme son nom l'indique, il s'agit du folio 4v des Heures de Marguerite d'Orléans, du XVe siècle. Nous avons ici une page de calendrier et plusieurs noms de saints sont inscrits les uns en dessous des autres.

Il est possible de consulter le document original dans le livre du même nom, Les Heures de Marguerite d'Orléans, les Editions du Cerf / Bibliothèque nationale, 1991. C'est un très bel ouvrage qui présente une reproduction intégrale de très bonne qualité du calendrier et des images de ce livre d'Heures dont voici d'autres références : manuscrit latin 1156B de la BNF.

 

Il s'agit ici d'un travail d'école.

 

 

 

 

 

L'Annonciation, gouache et feuille de cuivre, 29.5 x 20 cm

 

Voici une reproduction du fol. 37v des Heures de Ruskin. La scène de l'Annonciation est représentée dans la grande lettrine D.

 

J'ai essayé de reproduire l'ensemble le plus fidèlement possible à l'exception de quelques détails comme l'écriture dans le phylactère (qui dans mon travail s'oriente davantage vers une gothique textura quadrata) ou la physionomie des visages

J'ai conservé l'absence de visage chez le cavalier de gauche, de même que le léger décalage d'axe de la tige verticale d'ornementation. (Décalé me semble-t-il par rapport au bord vertical gauche de la lettrine.) J'y ai vu un élément d'équilibre, cela m'a interpellée au moment de la réalisation...

 

Vous pouvez contempler une photo du manuscrit original, daté d'environ 1300, dans le très beau livre Chefs-d’œuvre du J. Paul Getty Museum, manuscrits enluminés, Thames and Hudson, 1998, à la page 46.

J'aime beaucoup ce livre tant pour le choix des œuvres représentées que pour la qualité de ses photos.

 

 

 

 

 

Liber Exodus, gouache, 43.2 x 30 cm, encadré : 49.7 x 63 cm

 

Voici un autre travail d'école. J'ai choisi de redresser divers éléments de l'enluminure originale dont voici une référence : Bible de Grandval fol.26. Sa réalisation date probablement du milieu du IXe siècle.

 

Nous avons une photo du document original dans le livre L'abc du calligraphe, Dessain et Tolra, 1997, à la page 39.

 

J'apprécie son style malgré son apparente simplicité et même des années après sa réalisation, c'est une œuvre qui me parle encore.

 

 

 

 

 

Persane, gouache, 6 x 4.2 cm, encadré : 19.5 x 21.5 cm

 

Voici la reproduction d'un détail d'une œuvre du XVIIe siècle dont voici la référence : Mahmûd ibn Ramadân, Rosaire des nouvelles, détail du fol. 1v. Une très belle photo de l'original est observable dans le livre Les plus belles Bibles, Taschen, 2008, page 295.

 

J'ai été attirée par la finesse des détails et l'éclat des couleurs. 

L’œuvre originale dans son ensemble présente un mariage or-bleu des plus somptueux.

 

 

 

 

 

Trencavel , gouache et feuille d'or, 25.8 x 18 cm

 

C'est une amie qui m'a demandé d'écrire cette citation. Il s'agit d'une déclaration de Raimond-Roger Trencavel, héros et victime de la croisade contre les albigeois, autour duquel cette amie a monté une association. Le texte est en français puis en anglais. Le voici en français :

- J'offre une ville, un toit, un abri, du pain et mon épée à tous les proscrits qui erreront dans la Provence sans ville, ni toit, ni asile, ni pain. (Montpellier 1209)

 

Pour la décoration, j'ai choisi une enluminure qui m'a beaucoup plue dans le livre Les Heures de Marguerite d'Orléans, Les Editions du Cerf / Bibliothèque nationale, 1991. J'ai repris la décoration du folio 172 en la modifiant de telle sorte qu'elle s'adapte aux contours du texte.

 

L'écriture quant à elle est une gothique textura quadrata. J'ai repris le style présent dans le Pontifical de Metz. J'apprécie tout particulièrement son élégance faite de finesse, de régularité et de légères courbes atténuant le côté anguleux propre à la quadrata.

Vous pouvez trouver une photo de ce manuscrit dans L'abc du calligraphe, Dessain et Tolra, 1997 aux pages 3 et 50

 

 

 

 

 

Sagesse arabe, gouache et poudre de bronze, 15.2 x 10.1 cm, encadré : 35.4 x 30.4 cm

 

Voici une petite maxime ornée d'une lettrine.

 

J'ai cherché à reproduire le magnifique C du fol. 2 d'un Evangéliaire de la fin du Xe siècle, originaire de Saint-Gall ou de Reichenau. Nous pouvons l'admirer dans le très beau livre Chefs-d’œuvre du J. Paul Getty Museum, manuscrits enluminés, Thames and Hudson, 1998, à la page 11

 

J'ai dû modifier l'arrière de la lettrine car il s'entrelace avec une bordure ornée dans le manuscrit d'origine.

 

La citation est en écriture caroline. Voici ce qui est inscrit :

Ce qui est passé a fui,

ce que tu espères est absent,

mais le présent est à toi.

 

Nous retrouvons l'idée de l'importance du moment présent, ainsi qu'une jolie façon de le formuler. C'est ce qui m'a attirée dans cette citation.

 

NB : la photo de cette œuvre est un petit peu particulière et son rendu ne reflète pas parfaitement l'ensemble du travail qui est plus clair et uniforme, du moins pour le fond. Mais je garde cette prise de vue car elle a pour moi le parfum du mystère ; j'aime y voir un vieux parchemin éclairé à la bougie dans un endroit sombre et mystérieux...:-)

 

 

 

 

 

 

 

Ange Terram amate, gouache, 6.5 x 7 cm

 

Pour ce motif, je me suis inspirée d'un détail de la Bible historiale d'Evert van Soudenbalch, du XVe siècle, référencée ainsi : détail du Cod. 2772, fol. 10r.

Plusieurs photos de ce manuscrit sont observables dans le livre Les plus belles Bibles, Taschen, 2008 et ce motif en particulier est à la page 200.

 

J'ai choisi de modifier le visage ainsi que le texte dans le phylactère. Là où nous avions le symbole de Matthieu l'évangéliste (l'ange) dans le document d'origine, ce personnage étant sorti de ce contexte j'ai choisi d'en faire un Etre céleste adressant en latin un message aux humains :

- Terram amate.  

Traduit en français : Aimez la Terre.

 

 

 

 

 

Livret du Budo, gouache et papier, env. format A6

 

"Budo ne signifie pas vaincre l'adversaire par la force. Ce n'est pas non plus une arme de destruction. Le véritable budo consiste d'abord à accepter l'esprit de l'univers, à sauvegarder la paix en ce monde, à protéger et favoriser l'épanouissement de tous les êtres."

      Morihei Ueshiba (1883-1969) fondateur de l'aïkido.

 

Ce petit texte que j'apprécie hautement a été réalisé en minuscule insulaire. Les mots importants sont en majuscule insulaire (ou semi-onciale irlandaise) et sont décorés dans le style des manuscrits rédigés avec ces écritures. (Le Livre de Kells en est l'un des plus beaux exemples.) Les lettres sont donc colorées à l'intérieur et entourées de petits points rouges. 


L'ensemble est écrit sur du papier d'encadrement. Celui-ci est encollé sur deux cartonnettes, elles-mêmes assemblées avec un autre papier. Les deux parties peuvent se refermer comme un livret.

 

 

 

 

 

Caroline, gouache, encadré 32.8 x 32.8 cm

 

Il s'agit ici d'un exercice de régularité. Le mot caroline (en écriture caroline justement), est écrit en carré, il doit tenir dans les mêmes mesures de façon régulière. 

La technique de la goutte a été employée pour obtenir une écriture en deux couleurs.


Ici l'encadrement tient une place importante. Il a été réalisé avec du papier bois.

 

 

 

 

 

Petit souvenir, encre et eau de javel, format A5

 

Ce travail a été offert à l'occasion d'un départ en retraite et constitue une partie de l’œuvre.

L'écriture est une gothique fraktur.