Ce qui m’a amenée à la calligraphie et à l’enluminure.

 

 

 

peut-être un acte de sympathie.

En 1994 j’étais étudiante à la fac de Tours en Histoire, option archéologie. J’arpentais la rue Nationale et me voilà interpellée par une représentante de France Loisirs devant leur boutique. J’étais moyennement intéressée mais devant l’insistance, je finis pas accepter de m’abonner.

Quelques temps plus tard je découvre dans leur magasin un livre atelier de calligraphie. Intriguée, je décide de l’acheter. Cela a été le démarrage. Je me suis beaucoup entraînée avec ce livre et suite à l’échec de mon Deug II d’Histoire, plutôt que de refaire mon année je passai une année sabbatique entre calligraphie, latin et grec par correspondance, pour finir par m’orienter à la rentrée suivante vers le Centre National de Calligraphie (CNC) de Saint-Cyr-sur-Loire.

 

Peu de prédispositions.

Rien auparavant ne m’avait particulièrement prédisposée à cette orientation.

Une fois, au cours de mon enfance, j’avais bien été fascinée par une enveloppe calligraphiée à l’encre violette par une cousine et en voyant ses pleins et ses déliés je me demandais bien comment elle avait pu faire !

Ceci ajouté à une grande interrogation au sujet des hiéroglyphes égyptiens : « Mais comment des signes si facilement reconnaissables peuvent être aussi indéchiffrables ? »

Et une fascination pour une stèle en caractères romains lors d’un déplacement en Provence, puis une en grec à l'acropole d'Athènes. Mais toutes ces choses ne suffisaient pas à me faire envisager un quelconque débouché professionnel.

 

Des révélations.

J’intégrai donc le CNC en 1996. Grâce à mon entraînement en calligraphie, je pus me dispenser de la première année et suivre les deux années suivantes de formation.

L’enluminure s’est révélée rapidement à moi grâce au concours international organisé par le CNC juste avant cette rentrée de 1996. En tant que future étudiante, j’étais tenue d’y participer. Je me suis débrouillée seule pour orner le texte imposé que j’avais choisi de faire en Gothique. « Tant pis s’il faut retoucher à l’infini, je finirai bien par obtenir quelque chose », me disais-je. Au final, je suis arrivée seconde (!) en catégorie historique.

 

Au CNC.

Ce que j’ai apprécié dans la formation qui a suivi, outre bien sûr les différents alphabets étudiés ainsi qu'une approche de la calligraphie contemporaine, c’est le fait d’avoir eu à faire des œuvres en « grand », chose que je n’aurais jamais envisagé toute seule.

Mais surtout, j’ai gardé de cette promotion d’excellentes amies. Notre petit groupe essaie tous les mois ou deux de se retrouver et nous nous entraidons par nos échanges, tant privés que professionnels.

Quant au CNC, si j’ai gardé peu de contacts, j’ai néanmoins appris qu’il avait fermé assez récemment.